Où trouver un emploi en Suisse

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De nombreux étrangers – surtout des personnes hautement qualifiées – trouvent du travail en Suisse et près de la moitié de tous les postes de cadres en Suisse sont occupés par des étrangers. La Suisse est un pays très attrayant pour venir y travailler : les salaires moyens, les conditions de travail et le niveau de vie y sont très élevés.

Mais la concurrence pour les emplois suisses est féroce et les opportunités sont plus limitées pour ceux qui viennent de l’extérieur de l’UE ou de l’AELE (Association européenne de libre-échange), car il y a souvent des quotas pour les emplois étrangers en Suisse, même pour les spécialistes hautement qualifiés et qualifiés. Cependant, il est possible de trouver un emploi en Suisse, y compris une petite sélection d’emplois en Suisse pour les anglophones, en particulier dans les secteurs où il y a de fortes pénuries de travailleurs qualifiés. Dans la Suisse multiculturelle, cependant, la langue est souvent la clé pour trouver du travail en Suisse.

Ce guide explique tout ce dont vous avez besoin pour trouver un emploi en Suisse, y compris des informations sur le marché du travail suisse, les offres d’emploi, les permis de travail, les qualifications requises pour travailler en Suisse et où trouver un emploi en Suisse pour les étrangers et les anglophones.

Le marché suisse de l’emploi

L’économie suisse est stable et le taux de chômage suisse est l’un des plus bas du monde, avec 3,7% en janvier 2017, le taux de chômage moyen étant généralement plus bas en Suisse alémanique (3,1%) que dans les cantons romands et italophones (5%). Cependant, les étrangers représentent près de la moitié de ceux qui sont officiellement au chômage.

Les points positifs sont que les salaires en Suisse sont parmi les plus élevés du monde, que vous bénéficiez d’au moins quatre semaines de vacances par an, que vous bénéficiez d’excellentes prestations de la sécurité sociale suisse si vous êtes sans emploi et que vous jouissez d’une qualité de vie parmi les plus élevées au monde. Cependant, le marché du travail est petit, la concurrence pour les emplois est forte et si vous venez de l’extérieur de l’UE, seul un nombre limité de cadres, de travailleurs qualifiés et spécialisés sont admis dans le pays pour y travailler.

Les travailleurs frontaliers continuent également de jouer un rôle important en Suisse, avec quelque 318 500 travailleurs frontaliers actifs en Suisse à la fin de 2016, soit près de 4% de plus que l’année précédente. Les frontaliers représentaient plus d’un quart de la main-d’œuvre dans le canton italophone du Tessin et plus de 10% dans le lac Léman et le nord-ouest de la Suisse.

La Suisse continue d’attirer des entreprises étrangères – en partie grâce à des conditions fiscales favorables, mais aussi pour des travailleurs qualifiés et des systèmes d’éducation et de formation de qualité – bien qu’elle soit confrontée à un franc fort et à des doutes quant à sa politique fiscale future. En 2016, quelque 265 entreprises internationales ont établi une présence physique en Suisse, contribuant à la création de 1 005 nouveaux emplois, ce qui correspond aux chiffres de 2015 (264 entreprises et 1 082 emplois), mais est encore loin du chiffre de 2010 où la Suisse avait attiré quelque 379 entreprises et 2 431 emplois. En 2016, Zurich a attiré l’une des plus grandes entreprises internationales (101 entreprises au lieu de 93), promettant jusqu’à 1.500 emplois en cinq ans. La ceinture pharmaceutique et medtech autour de Bâle s’est également révélée populaire en 2016, avec 36 entreprises délocalisées (plus de 50% de plus qu’en 2015) offrant jusqu’à 600 postes d’ici 2019.

Toutefois, comme une décision de l’UE vise à empêcher les cantons d’offrir des réductions d’impôts aux entreprises étrangères sur leurs revenus à l’étranger, certaines régions pourraient connaître une baisse des délocalisations d’entreprises alors que la situation fiscale n’est pas claire. Une grande partie des entreprises bénéficiant d’avantages fiscaux sont situées à Genève, dans le canton de Vaud et en Valais. Ces cantons connaîtront probablement les ajustements les plus importants en matière d’emploi en Suisse lorsqu’il sera nécessaire d’adopter le nouveau code des impôts, et ce, potentiellement dès 2019.

En 2017, le gouvernement suisse a également annoncé son intention d’adopter de nouvelles mesures visant à donner la préférence aux résidents locaux en Suisse plutôt qu’aux travailleurs étrangers, ce qui constitue un recul par rapport aux anciens quotas d’immigration exigés par les électeurs en 2014, qui mettaient temporairement en péril les relations de la Suisse avec l’UE. Bien que les conditions au niveau régional doivent encore être discutées, le gouvernement a indiqué que des mécanismes de préférence locale seront mis en œuvre dans tous les secteurs où le chômage dépasse 5 pour cent, les résidents basés en Suisse auront cinq jours d’avance sur les demandes d’emploi et les employeurs devront signaler toutes les offres d’emploi à l’agence locale pour l’emploi, sauf les postes à court terme. La mise en œuvre est prévue d’ici 2018.

Offres et pénuries d’emplois en Suisse

La Suisse est un petit pays, mais c’est un pays qui dispose d’une main-d’œuvre hautement qualifiée (dans les domaines de la haute, de la micro et de la biotechnologie, par exemple) et d’une importante nation industrielle, dont la moitié des recettes d’exportation provient de l’ingénierie mécanique et électrique et du secteur chimique. C’est aussi l’un des principaux centres financiers du monde. Il y a donc des emplois pour des travailleurs qualifiés dans les domaines de l’ingénierie et de la technologie, des produits pharmaceutiques, de la consultation, de la banque, de l’assurance et des TI, et les analystes financiers, les analystes commerciaux et les analystes de systèmes sont très en demande. L’ingénierie, par exemple, qui connaît des pénuries locales, représente près de 40 p. 100 des travailleurs étrangers.

Les entreprises multinationales sont généralement les principales pourvoyeuses d’emplois en Suisse pour les étrangers et les anglophones. Certaines des plus grandes multinationales mondiales ont leur siège en Suisse, notamment Nestlé, Novartis, Zurich Insurance, Roche, Credit Suisse, Adecco, Swiss Re et Glencore.

De nombreuses organisations internationales sont également basées en Suisse, notamment à Genève. Vous pouvez chercher du travail en Suisse pour les étrangers aux Nations Unies, à l’Organisation mondiale du commerce et à la Croix-Rouge internationale, ainsi que visiter cette liste d’organisations non gouvernementales (ONG) à Genève et ailleurs en Suisse.

Culture managériale suisse

Les Suisses apprécient la sobriété, l’économie, la tolérance, la ponctualité et le sens des responsabilités, ce qui se reflète dans leurs pratiques commerciales, qui sont souvent formelles et conservatrices. La culture d’une entreprise suisse peut varier selon qu’elle se trouve en Suisse romande, allemande ou italienne. En règle générale, la hiérarchie tend à être verticale, les décisions étant prises au sommet de l’entreprise. Les entreprises des régions françaises et italiennes peuvent être plus décontractées que celles des régions allemandes. Les réunions sont axées sur les tâches et plutôt impersonnelles ; les discussions sont précises, prudentes et peuvent sembler un peu négatives pour certains. Les Suisses sont considérés comme des négociateurs coriaces mais justes et l’humour n’a pas sa place dans les négociations. Gardez votre vie professionnelle et votre vie personnelle séparées : les Suisses n’aiment pas mélanger les affaires et le plaisir. Les heures de travail sont longues : de 45 à 50 heures par semaine.

Visas de travail suisses

La Suisse ne fait pas partie de l’UE, mais les ressortissants de pays membres de l’UE ou de l’AELE (Association européenne de libre-échange) peuvent venir en Suisse sans visa, se déplacer d’un canton à l’autre, chercher du travail pendant trois mois au maximum et travailler sans permis de travail – mais si vous prévoyez de rester plus de trois mois, vous devez demander un permis de séjour dans le canton où vous vivez. D’autres restrictions et quotas s’appliquent aux citoyens croates, bulgares et roumains qui entrent pour la première fois sur le marché du travail. Vous trouverez les informations les plus récentes dans notre guide à l’intention des citoyens de l’UE qui s’installent en Suisse et auprès de l’Office fédéral des migrations (ODM).

C’est beaucoup plus difficile pour n’importe qui d’autre car il y a des quotas stricts sur les emplois en Suisse pour les étrangers, par exemple, les employeurs doivent prouver que le travail ne peut pas être fait par un local et les permis sont limités aux cadres, aux spécialistes et à ceux qui ont une formation supérieure. Si vous recevez une offre d’emploi en Suisse, votre employeur dépose une demande dans le canton local qui la transmet à l’ODM pour approbation. Si cette autorisation est accordée, l’ODM autorise le canton à envoyer un certificat d’autorisation de visa à l’ambassade ou au consulat de Suisse dans votre pays d’origine, où vous pouvez demander un visa. Pour plus d’informations, voir notre guide sur les permis de travail suisses.

Si vous trouvez un emploi dans une organisation internationale, vous n’avez pas besoin d’un permis de travail mais vous recevrez une carte d’identité spéciale (Identitätskarte ou Carte de Légitimation).

Langues requises pour les emplois en Suisse

La Suisse compte trois langues nationales principales : L’alémanique est la langue la plus parlée, surtout dans le centre et les régions de l’est, le français est parlé à l’ouest et l’italien dans le sud. Bien que l’anglais soit souvent parlé sur le lieu de travail, une certaine connaissance de ces autres langues vous donnera un avantage sur le marché du travail suisse, de même que la maîtrise du russe ou du mandarin.

Un rapport de 2017 a montré statistiquement que les étrangers venant travailler en Suisse se retrouveront dans un environnement de travail germano-suisse, ce qui est le cas pour environ 42% des résidents suisses. Cependant, les Suisses multilingues s’adaptent de plus en plus à l’internationalisation croissante du monde du travail : deux fois plus de personnes en Suisse parlent le suisse allemand ou anglais au travail qu’à la maison. En outre, depuis 2000, le nombre de résidents qui ne parlent aucune langue officielle suisse a plus que doublé, voire triplé depuis 1990, selon la statistique suisse.

Après l’italien, qui est considéré comme une langue à la fois nationale et migrante, les langues étrangères les plus parlées sont l’anglais et le portugais. L’anglais est cependant la langue étrangère la plus répandue en Suisse, en partie en raison de son statut de langue internationale, suivie de près par l’albanais.

Qualifications pour travailler en Suisse

Si vous souhaitez exercer une profession réglementée – santé, enseignement, technologie, droit et travail social – en Suisse, vous devez faire reconnaître vos diplômes étrangers, même si vous êtes originaire de l’UE ou de l’EEE. Si votre profession n’est pas réglementée, vous pouvez toujours obtenir un « certificat de niveau » qui fournit aux employeurs suisses des informations sur le lien entre votre qualification étrangère et le système suisse d’enseignement supérieur. Vous trouverez de plus amples informations à ce sujet auprès du Secrétariat d’Etat à l’éducation, à la recherche et à l’innovation (SERI).

Les qualifications académiques (pas pour les professions réglementées) de certains pays sont reconnues par le processus de Bologne. Les diplômes universitaires (diplômes de bachelor et plus, mais pas ceux liés aux professions réglementées) peuvent également être reconnus à des fins professionnelles par ENIC-NARIC.

Postuler pour un emploi en Suisse

Lorsque vous aurez trouvé un emploi, vous devrez savoir comment rédiger un CV et une lettre de motivation de style suisse pour vous assurer que votre candidature sera prise en considération comme il se doit. Consultez notre guide pour savoir comment préparer votre CV suisse et votre lettre de motivation, ainsi que ce à quoi vous devez vous attendre lors d’un entretien d’embauche en Suisse.

Trouver du travail à temps partiel à l’étranger

Il est devenu de plus en plus populaire ces dernières années de chercher du travail dans un pays différent de celui où l’on vit. Le groupe Good Care est toujours à la recherche de nouveaux candidats dans le secteur des soins au Royaume-Uni. En tant que frontalier, vous profitez du fait de vivre dans votre pays d’origine et de travailler dans un autre pays, ce qui vous donne l’occasion d’embrasser et de découvrir une culture différente. Vivre à l’interne, c’est aussi faire partie d’une équipe soudée et faire une réelle différence pour ceux qui en ont besoin. Vous bénéficiez d’un ensemble d’avantages inégalé en matière d’emploi : congés annuels payés, soutien du personnel 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et horaires de travail flexibles, assurant un équilibre sain entre vie professionnelle et vie privée.

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